Processus ou analyse : ce qui compte le plus dans une décision stratégique

Faut-il investir dans de meilleurs modèles d'analyse ou dans de meilleurs débats ? Une étude de terrain offre une indication, à interpréter avec prudence.
L'enquête
Dan Lovallo et Olivier Sibony (2010, McKinsey Quarterly) analysent plus de mille décisions d'investissement déclarées par des dirigeants : la qualité du processus (débat, prise en compte des incertitudes) est plus fortement associée aux résultats que la profondeur de l'analyse.
Le lien avec les biais
Daniel Kahneman et Dan Lovallo (1993, Management Science) avaient déjà montré que la « vue intérieure » alimente des prévisions trop optimistes, que le débat structuré peut corriger.

La limite de l'enquête
Les données sont déclaratives et rétrospectives, publiées hors revue à comité de lecture ; les répondants peuvent reconstruire leur processus à la lumière du résultat. (nos formations pour cadres et collaborateurs)
La limite de la pratique courante
Enrichir les dossiers d'analyse sans changer la manière dont la décision est discutée.
Une implication pratique, vérifiable à Zurich
Pour chaque décision importante, désigner une personne chargée de présenter la meilleure option alternative. Noter sur un an combien de décisions ont été modifiées par ce débat. Pour aller plus loin : découvrez la formation Prise de décision à Zurich, ou parcourez nos formations pour cadres et collaborateurs en Suisse.
En images : Prise de décision à Zurich



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