Le pré-mortem : imaginer l'échec pour mieux décider

Comment faire émerger les objections qu'une équipe n'ose pas formuler avant une décision ? Le pré-mortem repose sur un mécanisme cognitif étudié dès les années 1980.
Le mécanisme
Deborah Mitchell, J. Edward Russo et Nancy Pennington (1989, Journal of Behavioral Decision Making) montrent que se représenter un événement comme déjà survenu augmente le nombre de raisons générées pour l'expliquer.
La méthode
Gary Klein (2007, Harvard Business Review) en dérive le pré-mortem : avant de décider, l'équipe imagine que le projet a échoué et liste pourquoi. Il s'agit d'une méthode de praticien, peu évaluée de façon contrôlée en organisation.

La nuance
Le pré-mortem élargit l'inventaire des risques ; il ne garantit pas qu'on agira dessus, ni qu'il réduira l'optimisme global. (nos formations pour cadres et collaborateurs)
La limite de la pratique courante
Les revues de risques classiques invitent à critiquer un plan défendu par son auteur, ce qui freine l'expression des doutes.
Une implication pratique, vérifiable à Lausanne
Pour la prochaine décision importante, conduire un pré-mortem de vingt minutes et conserver la liste. Six mois plus tard, vérifier quelles difficultés réelles y figuraient. Pour aller plus loin : découvrez la formation Prise de décision à Lausanne, ou parcourez nos formations pour cadres et collaborateurs en Suisse.
En images : Prise de décision à Lausanne



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