Escalade de l'engagement : pourquoi on poursuit un projet qui échoue

Pourquoi une équipe continue-t-elle à financer un projet dont tous les signaux sont négatifs ? La psychologie de la décision parle d'escalade de l'engagement.
L'expérience fondatrice
Barry Staw (1976, Organizational Behavior and Human Performance) montre que des participants personnellement responsables d'une décision initiale réinvestissent davantage après un échec que ceux qui ne l'étaient pas. Il s'agit d'une expérience sur des étudiants.
La synthèse
Dustin Sleesman et ses co-auteurs (2012, Academy of Management Journal) confirment par méta-analyse le rôle de la responsabilité personnelle, des coûts déjà engagés et de la proximité de l'achèvement.

La nuance
Persévérer n'est pas toujours une erreur : certains projets exigent de traverser une phase difficile. Le problème est l'absence de critère d'arrêt défini à l'avance. (nos formations pour cadres et collaborateurs)
La limite de la pratique courante
Les comités de pilotage évaluent souvent le projet avec les personnes qui l'ont lancé, ce qui renforce l'engagement.
Une implication pratique, vérifiable à Genève
Au lancement, écrire deux ou trois conditions qui justifieraient l'arrêt, et les faire relire à chaque jalon par une personne extérieure au projet. Compter les jalons où la question a été réellement posée. Pour aller plus loin : découvrez la formation Gestion de projet à Genève, ou parcourez nos formations pour cadres et collaborateurs en Suisse.
En images : Gestion de projet à Genève



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