Recherche 2025-12-23 L'art du feedback Lausanne

Feedback de fin de projet : qu'en reste-t-il au projet suivant ?

Feedback de fin de projet : qu'en reste-t-il au projet suivant ? — SHR, Lausanne
Feedback de fin de projet : qu'en reste-t-il au projet suivant ? — SHR, Lausanne

À la fin d'un projet, les équipes savent généralement nommer ce qui a bien ou mal fonctionné. La question managériale est plus précise : comment organiser ce feedback pour qu'une leçon soit effectivement mise à l'épreuve dans le projet suivant ?

Ce que la littérature établit

Scott I. Tannenbaum et Christopher P. Cerasoli (2013, Human Factors) ont synthétisé les recherches sur les débriefings individuels et collectifs et constaté un bénéfice moyen sur la performance. Ces dispositifs ne se réduisent pas à recevoir un avis : ils organisent une réflexion sur l'expérience afin de préparer l'action ultérieure. Ce résultat soutient l'intérêt d'un retour structuré, non celui de toute conversation organisée après un projet.

Comparer les expériences plutôt que dresser un inventaire

Shmuel Ellis et Iris Davidi (2005, Journal of Applied Psychology) ont étudié des revues après action dans un contexte de formation militaire. Leurs résultats soutiennent l'intérêt d'analyser les réussites aussi bien que les échecs, plutôt que de réserver l'examen aux seuls échecs. Le mécanisme proposé est celui d'une élaboration des modèles mentaux : le retour sur expérience sert à préciser les conditions dans lesquelles une manière d'agir fonctionne.

Feedback de fin de projet : qu'en reste-t-il au projet suivant ? — SHR, Lausanne — Vaud
Feedback de fin de projet : qu'en reste-t-il au projet suivant ? — SHR, Lausanne — Vaud

La conclusion trop rapide

On pourrait en déduire qu'il suffit d'ajouter un débriefing à chaque clôture de projet. Or un effet moyen favorable ne prouve ni que tous les formats se valent, ni qu'une leçon formulée sera réutilisable dans une autre situation. Une recommandation comme « mieux coordonner les équipes » reste une intention tant qu'elle ne précise pas une action et ses conditions d'application. (nos formations pour cadres et collaborateurs)

Ce que les données ne permettent pas de garantir

Les études synthétisées portent sur des tâches, des participants et des dispositifs variés ; l'étude militaire ne démontre pas directement ce qui se produirait dans une entreprise lausannoise. Une amélioration sur une tâche évaluée ne garantit pas le transfert vers un projet différent, avec d'autres contraintes. En pratique, la satisfaction à l'égard du bilan et le nombre de leçons consignées ne suffisent donc pas à établir un apprentissage.

Une implication pratique, vérifiable à Lausanne

À Lausanne, le programme « L'art du feedback » de SHR peut prendre pour exercice un bilan issu d'une medtech, d'une haute école, d'une organisation du sport international ou d'une scale-up de l'arc lémanique. Le protocole proposé consiste à associer chaque leçon retenue à une action observable, à une personne responsable et à une occasion précise de la tester dans le projet suivant. À la revue suivante, calculer la proportion des actions effectivement testées parmi celles dont l'occasion de test s'est présentée, en exigeant une trace datée plutôt qu'une déclaration d'intention. Cette mesure vérifie le passage du feedback à l'expérimentation, sans prétendre démontrer à elle seule un gain de performance. Pour aller plus loin : découvrez la formation L'art du feedback à Lausanne, ou parcourez nos formations pour cadres et collaborateurs en Suisse.

En images : L'art du feedback à Lausanne

Formation L'art du feedback à Lausanne — en situation
Formation L'art du feedback à Lausanne — en situation
Formation L'art du feedback à Lausanne — atelier pratique
Formation L'art du feedback à Lausanne — atelier pratique
Formation L'art du feedback à Lausanne — sur le terrain
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