Recherche 2024-11-11 Communication Sion

À Sion, communiquer les progrès peut-il démobiliser ?

À Sion, communiquer les progrès peut-il démobiliser ? — SHR, Sion
À Sion, communiquer les progrès peut-il démobiliser ? — SHR, Sion

Dans un point d’avancement, faut-il insister sur les étapes franchies ou sur le travail restant ? Pour un manager, la question n’est pas seulement de présenter fidèlement la situation, mais de comprendre comment cette présentation peut orienter l’effort suivant.

Ce que la littérature établit

Minjung Koo et Ayelet Fishbach (2008, Journal of Personality and Social Psychology) montrent expérimentalement que mettre en avant les actions accomplies ou celles qui restent à accomplir n’a pas un effet motivationnel uniforme. Lorsque l’engagement envers l’objectif est incertain, les réalisations peuvent le renforcer ; lorsqu’il est établi, le travail restant peut davantage soutenir la poursuite de l’effort. Un bilan positif ne constitue donc pas, à lui seul, un levier universel de mobilisation.

Le mécanisme : engagement ou progression

Ayelet Fishbach, Tal Eyal et Stacey R. Finkelstein (2010, Social and Personality Psychology Compass) proposent une synthèse distinguant deux fonctions du retour d’information : renseigner sur l’engagement envers un objectif et renseigner sur sa progression. Une information favorable peut conforter la valeur de l’objectif, mais aussi suggérer qu’un effort suffisant a déjà été fourni. À l’inverse, un écart peut appeler un effort supplémentaire ou fragiliser l’engagement, selon la manière dont il est interprété.

À Sion, communiquer les progrès peut-il démobiliser ? — SHR, Sion — Valais
À Sion, communiquer les progrès peut-il démobiliser ? — SHR, Sion — Valais

La conclusion trop rapide

On pourrait en déduire qu’il faut montrer les réussites aux nouveaux collaborateurs et les retards aux équipes expérimentées. Ces travaux ne justifient pas une segmentation aussi mécanique : l’ancienneté ne mesure pas l’engagement envers un objectif particulier. La nuance utile consiste à distinguer un doute sur l’intérêt de poursuivre d’un besoin de savoir ce qu’il reste à faire. (nos formations pour cadres et collaborateurs)

Les limites des données et des tableaux de bord

Des expériences sur la poursuite d’objectifs et une synthèse théorique ne démontrent pas l’efficacité d’un format de communication dans les entreprises sédunoises. Un tableau de bord ne permet pas non plus de savoir si ses destinataires lisent un progrès comme un encouragement ou comme une autorisation implicite de ralentir. L’interdépendance des tâches, les moyens disponibles et les contraintes de sécurité peuvent peser davantage que la présentation du bilan.

Une implication pratique, vérifiable à Sion

Dans le cadre du programme « Communication » de SHR, un exercice pourrait porter sur un jalon non critique : préparation documentaire d’une maintenance hydraulique, déploiement administratif dans la santé, organisation des vendanges ou préparation de la saison touristique alpine. Sur des points d’avancement comparables, tester deux présentations contenant les mêmes faits et la même prochaine action, l’une commençant par les acquis, l’autre par le travail restant, sans modifier les consignes de sécurité. Relever pour chaque version la proportion d’actions convenues réalisées à l’échéance, en consignant aussi les changements de moyens ou de charge. Cet indicateur permettrait une vérification locale, sans transformer une différence observée en preuve causale si les situations ne sont pas comparables. Pour aller plus loin : découvrez la formation Communication à Sion dans le canton du Valais, ou parcourez nos formations pour cadres et collaborateurs en Suisse.

En images : Communication à Sion

Formation Communication à Sion — en situation
Formation Communication à Sion — en situation
Formation Communication à Sion — atelier pratique
Formation Communication à Sion — atelier pratique
Formation Communication à Sion — sur le terrain
Formation Communication à Sion — sur le terrain