Prise de parole à Lausanne : comment conclure pour faciliter le passage à l’action ?

Dans une entreprise medtech, une haute école ou une organisation du sport international, une présentation débouche souvent sur une demande de suivi. La question managériale est précise : faut-il terminer en rappelant l’objectif, ou inviter chaque destinataire concerné à définir quand et comment il agira ?
Ce que la littérature établit
Peter M. Gollwitzer et Veronika Brandstätter (1997, Journal of Personality and Social Psychology) distinguent l’intention d’atteindre un objectif de la planification des circonstances de son exécution. Leurs études montrent que préciser quand et où agir peut faciliter la réalisation d’une intention. Elles portent sur la poursuite d’objectifs, non sur l’efficacité des conclusions de présentations professionnelles.
Le mécanisme : relier une situation à une réponse
Peter M. Gollwitzer (1999, American Psychologist) expose le mécanisme des intentions d’implémentation : associer une situation identifiable à une réponse déterminée, sous une forme « si cette situation se présente, alors je ferai ceci ». Le plan vise à rendre le déclenchement de l’action moins dépendant d’une nouvelle délibération au moment opportun. Pour une prise de parole, cela suggère de distinguer la recommandation générale du moment concret où elle pourra être mise en œuvre.

La conclusion trop rapide
On pourrait en déduire qu’une bonne présentation doit toujours se terminer par un engagement individuel. Ce serait confondre une aide à l’exécution avec une méthode pour obtenir l’adhésion : un plan ne remplace ni un objectif accepté, ni les moyens d’agir. Lorsqu’un comité doit encore examiner une proposition, la suite pertinente peut être une vérification à effectuer plutôt qu’une décision à exécuter. (nos formations pour cadres et collaborateurs)
Ce que ces travaux ne permettent pas de promettre
Ces articles ne comparent pas directement plusieurs manières de conclure un pitch devant des investisseurs, des chercheurs ou des responsables sportifs. Leur transposition à la prise de parole constitue donc une hypothèse de pratique, pas un effet démontré dans ces contextes. Le suivi déclaré doit aussi être distingué du suivi réalisé : recueillir des engagements en salle ne suffit pas à mesurer l’impact.
Une implication pratique, vérifiable à Lausanne
Dans le programme « Public Speaking & impact » de SHR, un exercice à tester à Lausanne consiste à préparer deux conclusions d’une même présentation, l’une rappelant seulement l’objectif et l’autre invitant les destinataires à écrire leur prochaine action et sa situation de déclenchement. Pour des équipes medtech, des hautes écoles, du sport international ou des scale-ups de l’arc lémanique, répartir aléatoirement des groupes comparables entre ces versions, avec la même demande et les mêmes ressources. À une échéance fixée avant l’exercice, comparer la proportion d’actions effectivement réalisées parmi les destinataires sollicités, à partir d’une trace convenue telle qu’un document transmis ou un rendez-vous tenu. Ce protocole évalue une adaptation locale ; il ne présuppose pas que la conclusion la plus mobilisatrice en apparence sera la plus efficace. Pour aller plus loin : découvrez la formation Public Speaking & impact à Lausanne dans le canton de Vaud, ou parcourez nos formations pour cadres et collaborateurs en Suisse.
En images : Public Speaking & impact à Lausanne



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