Interruptions et « résidu attentionnel » : le coût caché du multitâche

Pourquoi une journée faite d'interruptions laisse-t-elle l'impression d'avoir peu avancé ? Deux lignes de recherche apportent des éléments d'explication.
Le résidu attentionnel
Sophie Leroy (2009, Organizational Behavior and Human Decision Processes) montre expérimentalement que, lorsqu'une tâche reste inachevée, une part de l'attention y demeure et dégrade la performance sur la tâche suivante.
Le coût des interruptions
Gloria Mark, Daniela Gudith et Ulrich Klocke (2008, Proceedings of CHI) observent que les personnes interrompues compensent en travaillant plus vite, au prix d'un stress et d'une frustration plus élevés.

La nuance
Les deux études sont menées en laboratoire, sur des tâches courtes ; elles indiquent un mécanisme plausible plutôt qu'une mesure du coût réel en entreprise. (nos formations pour cadres et collaborateurs)
La limite de la pratique courante
Encourager la réactivité permanente comme signe d'engagement, sans en compter le coût attentionnel.
Une implication pratique, vérifiable à Neuchâtel
Tester pendant trois semaines deux plages quotidiennes de 90 minutes sans messagerie et noter les tâches importantes terminées. Comparer avec les trois semaines précédentes. Pour aller plus loin : découvrez la formation Gestion du temps & priorisation à Neuchâtel, ou parcourez nos formations pour cadres et collaborateurs en Suisse.
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