Recherche 2025-06-21 IA on the job Bâle

IA on the job : demander à la machine pour éviter de demander conseil ?

IA on the job : demander à la machine pour éviter de demander conseil ? — SHR, Bâle
IA on the job : demander à la machine pour éviter de demander conseil ? — SHR, Bâle

Dans une équipe, solliciter un conseil engage aussi l'image que l'on pense donner de sa compétence. La question managériale est précise : comment utiliser l'IA comme premier interlocuteur sans renforcer l'évitement des demandes de conseil utiles ?

Ce que la littérature établit

Alison Wood Brooks, Francesca Gino et Maurice E. Schweitzer (2015, Management Science) montrent, dans leurs expériences, que demander conseil peut améliorer la compétence perçue du demandeur plutôt que la diminuer. Cet effet dépend notamment de la difficulté de la tâche et de l'expertise de la personne sollicitée. La crainte de paraître incompétent ne décrit donc pas nécessairement la manière dont le destinataire interprète la demande.

Une disponibilité souvent sous-estimée

Francis J. Flynn et Vanessa K. Bohns (2008, Journal of Personality and Social Psychology) montrent que les personnes sous-estiment la probabilité que d'autres acceptent une demande directe d'aide. Le mécanisme étudié tient notamment à une prise en compte insuffisante du coût social d'un refus pour la personne sollicitée. Cette acceptation ne doit donc pas être confondue avec une disponibilité sans contrainte.

IA on the job : demander à la machine pour éviter de demander conseil ? — SHR, Bâle — Bâle-Ville
IA on the job : demander à la machine pour éviter de demander conseil ? — SHR, Bâle — Bâle-Ville

La conclusion trop rapide

On pourrait en déduire qu'il faut demander systématiquement à un collègue plutôt qu'à l'IA ; ces travaux ne permettent pas cette prescription. Un assistant peut servir à préciser une question avant de la poser, sans se substituer au conseil lui-même. La distinction utile oppose une préparation qui facilite l'échange à un usage qui permet surtout de l'éviter. (nos formations pour cadres et collaborateurs)

Ce que ces données ne démontrent pas

Ces études ne portent ni sur l'IA générative ni sur les équipes bâloises, et elles ne démontrent pas que consulter un assistant réduit les échanges humains. Elles n'établissent pas non plus que toute demande de conseil améliore la décision ou soit bien accueillie dans chaque relation hiérarchique. Pour le management, le motif de non-sollicitation reste donc à observer plutôt qu'à supposer.

Une implication pratique, vérifiable à Bâle

Dans le cadre d'« IA on the job » de SHR, une équipe bâloise de la pharma, des sciences de la vie, de la logistique rhénane ou de la R&D internationale peut tester pendant deux semaines une règle : utiliser l'assistant pour formuler une question, puis solliciter un collègue lorsque la réponse dépend d'un engagement local ou d'un arbitrage entre métiers. Sur des situations non sensibles et avec un outil autorisé, un registre minimal indique le besoin de conseil identifié, la sollicitation effectivement réalisée et l'existence d'une modification de la suite prévue. Le rapport entre sollicitations réalisées et besoins identifiés rend la règle vérifiable ; les modifications observées renseignent sur ce que l'échange a apporté. Un retour anonyme sur les sollicitations évitées permet ensuite de distinguer une question devenue inutile d'une demande abandonnée par crainte de déranger ou de paraître incompétent. Pour aller plus loin : découvrez la formation IA on the job à Bâle dans le canton de Bâle-Ville, ou parcourez nos formations pour cadres et collaborateurs en Suisse.

En images : IA on the job à Bâle

Formation IA on the job à Bâle — en situation
Formation IA on the job à Bâle — en situation
Formation IA on the job à Bâle — atelier pratique
Formation IA on the job à Bâle — atelier pratique
Formation IA on the job à Bâle — sur le terrain
Formation IA on the job à Bâle — sur le terrain