Recherche 2025-06-22 Prise de décision Vevey

Séries de résultats : ce que le hasard ne compense pas

Séries de résultats : ce que le hasard ne compense pas — SHR, Vevey
Séries de résultats : ce que le hasard ne compense pas — SHR, Vevey

Trois livraisons non conformes se succèdent chez un fournisseur : faut-il considérer que la prochaine a davantage de chances d’être satisfaisante ? La question managériale n’est pas de savoir si la série doit finir, mais si les observations disponibles justifient de modifier la prévision.

Ce que la littérature établit

Amos Tversky et Daniel Kahneman (1971, Psychological Bulletin) décrivent la croyance selon laquelle un petit échantillon devrait reproduire fidèlement les propriétés de la population dont il provient. Leurs observations auprès de chercheurs montrent que la formation scientifique ne protège pas nécessairement contre cette attente excessive de représentativité. Appliquée à une succession de résultats, cette croyance peut faire paraître une série déséquilibrée plus surprenante qu’elle ne l’est.

Pourquoi le retour à l’équilibre paraît plausible

Daniel Kahneman et Amos Tversky (1972, Cognitive Psychology) étudient des jugements de probabilité fondés sur la représentativité : un résultat paraît probable lorsqu’il ressemble à ce que l’on attend du processus qui le produit. Une courte séquence alternant bons et mauvais résultats peut ainsi sembler plus conforme au hasard qu’une séquence comportant plusieurs résultats identiques. On risque alors de confondre une alternance intuitivement plausible avec une prévision fondée.

Séries de résultats : ce que le hasard ne compense pas — SHR, Vevey — Vaud
Séries de résultats : ce que le hasard ne compense pas — SHR, Vevey — Vaud

La conclusion trop rapide

Il serait pourtant incorrect d’en déduire que les résultats précédents ne doivent jamais influencer la décision. Si les événements sont indépendants et leur probabilité constante, une série d’échecs ne rend pas le succès suivant plus probable ; chez un fournisseur, ces conditions ne peuvent pas être présumées. Des incidents successifs peuvent signaler un dérèglement durable, tandis qu’une correction documentée peut justifier une révision de la prévision. (nos formations pour cadres et collaborateurs)

Ce que ces travaux ne permettent pas de décider

Ces travaux portent sur les jugements probabilistes, non sur l’efficacité d’une politique de contrôle qualité dans une entreprise de la Riviera. Ils ne donnent ni seuil universel d’alerte ni nombre de livraisons après lequel changer de fournisseur. La limite de la pratique courante apparaît lorsque l’on invoque un retour attendu à la normale sans préciser ce qui aurait changé dans le processus.

Une implication pratique, vérifiable à Vevey

Dans le cadre du programme « Prise de décision » de SHR, une équipe achats d’un siège de groupe agroalimentaire mondial ou d’une PME de la Riviera pourrait tester à Vevey un registre des prévisions après incident. Avant la livraison suivante, elle consignerait le risque estimé de non-conformité, les résultats récents et tout changement documenté du processus. Sur une période définie à l’avance, elle calculerait la proportion de révisions à la baisse du risque justifiées uniquement par l’idée que « la série doit s’arrêter », puis confronterait les prévisions aux résultats constatés. Cette mesure rend un raisonnement vérifiable ; elle ne prouve pas, à elle seule, une amélioration de la qualité. Pour aller plus loin : découvrez la formation Prise de décision à Vevey dans le canton de Vaud, ou parcourez nos formations pour cadres et collaborateurs en Suisse.

En images : Prise de décision à Vevey

Formation Prise de décision à Vevey — en situation
Formation Prise de décision à Vevey — en situation
Formation Prise de décision à Vevey — atelier pratique
Formation Prise de décision à Vevey — atelier pratique
Formation Prise de décision à Vevey — sur le terrain
Formation Prise de décision à Vevey — sur le terrain