Recherche 2025-12-11 Management complexe Bâle

Changer de priorité : quel coût pour le travail en cours ?

Changer de priorité : quel coût pour le travail en cours ? — SHR, Bâle
Changer de priorité : quel coût pour le travail en cours ? — SHR, Bâle

Dans le programme « Management complexe » de SHR — Swiss Human Resources, les changements de priorité constituent une question concrète de coordination. Quand une urgence justifie-t-elle d'interrompre le travail en cours, et quel coût de transition le responsable doit-il considérer ?

Ce que la littérature établit

Sophie Leroy (2009, Organizational Behavior and Human Decision Processes) montre, dans des expériences, qu'une partie de l'attention peut rester attachée à une tâche précédente et affecter la performance sur la suivante. Ce « résidu attentionnel » éclaire notamment la difficulté à quitter un travail inachevé. Modifier l'affectation d'une personne ne signifie donc pas que toute son attention devient immédiatement disponible.

Un deuxième mécanisme : reconfigurer l'activité

Joshua S. Rubinstein, David E. Meyer et Jeffrey E. Evans (2001, Journal of Experimental Psychology: Human Perception and Performance) mettent en évidence des coûts temporels lors de l'alternance entre tâches expérimentales. Leurs résultats étayent un modèle distinguant le changement de but et l'activation des règles nécessaires à la nouvelle tâche. Ce mécanisme n'est pas identique au résidu attentionnel : reprendre une activité suppose aussi de réinstaller les règles qui permettent de l'exécuter.

Changer de priorité : quel coût pour le travail en cours ? — SHR, Bâle — Bâle-Ville
Changer de priorité : quel coût pour le travail en cours ? — SHR, Bâle — Bâle-Ville

La conclusion trop rapide

Il serait tentant d'en déduire qu'un bon responsable protège systématiquement ses équipes de toute interruption. Ces travaux ne comparent pas le coût cognitif d'une interruption au coût industriel, réglementaire ou clinique d'une réponse tardive. La question n'est donc pas de supprimer les changements de priorité, mais de réserver les interruptions immédiates aux situations dont l'enjeu les justifie. (nos formations pour cadres et collaborateurs)

Ce que les données ne permettent pas de chiffrer

Ces expériences ne fournissent pas un tarif universel, en minutes ou en francs, pour chaque changement de priorité. Elles ne reproduisent pas non plus l'ensemble des contraintes d'une organisation pharmaceutique ou d'une chaîne logistique. Compter les interruptions constitue un point de départ, mais ne mesure ni leur nécessité ni leur effet propre sur la qualité du travail.

Une implication pratique, vérifiable à Bâle

Dans l'écosystème bâlois de la pharma et des sciences de la vie, une équipe reliant R&D internationale et logistique rhénane pourrait tester une règle : toute réaffectation non urgente est précédée d'une note indiquant l'état du travail suspendu et la prochaine action de reprise. Sur une période pilote de quatre semaines, consigner le motif de chaque réaffectation et mesurer le délai entre le retour prévu au dossier et la première action substantielle horodatée, définie à l'avance. Comparer la médiane de ce délai à celle d'une période de référence de même durée, en distinguant les types de tâches et en suivant les échéances critiques manquées, donnerait un indicateur vérifiable, non une preuve causale. Cette vérification offre un exercice concret pour le programme « Management complexe » de SHR, sans retarder les alertes de sécurité ou de conformité. Pour aller plus loin : découvrez la formation Management complexe à Bâle, ou parcourez nos formations pour cadres et collaborateurs en Suisse.

En images : Management complexe à Bâle

Formation Management complexe à Bâle — en situation
Formation Management complexe à Bâle — en situation
Formation Management complexe à Bâle — atelier pratique
Formation Management complexe à Bâle — atelier pratique
Formation Management complexe à Bâle — sur le terrain
Formation Management complexe à Bâle — sur le terrain