Recherche 2025-02-09 IA on the job Genève

IA on the job : interrompre un dossier sans le garder en tête ?

IA on the job : interrompre un dossier sans le garder en tête ? — SHR, Genève
IA on the job : interrompre un dossier sans le garder en tête ? — SHR, Genève

Dans le programme « IA on the job » de SHR — Swiss Human Resources, l’intégration de l’outil mérite d’être examinée à l’échelle des transitions entre tâches. Que devrait demander un responsable avant qu’un collaborateur suspende un dossier pour examiner une réponse de l’IA ?

Ce que la littérature établit

Sophie Leroy (2009, Organizational Behavior and Human Decision Processes) montre expérimentalement qu’une partie de l’attention peut rester attachée à la tâche précédente lors d’un changement de tâche. Ce « résidu attentionnel » peut dégrader la performance sur l’activité suivante, notamment lorsque le travail quitté reste inachevé. Rendre une réponse disponible ne rend donc pas nécessairement son destinataire disponible pour l’examiner.

Préparer la reprise pour mieux quitter la tâche

Sophie Leroy et Theresa M. Glomb (2018, Organization Science) étudient les interruptions lorsque les personnes anticipent une pression temporelle au moment de reprendre leur tâche initiale. Leurs travaux montrent qu’un bref plan de reprise peut atténuer le résidu attentionnel et protéger la performance sur la tâche qui interrompt. Le mécanisme ne consiste pas à terminer le dossier, mais à préciser comment le reprendre avant de le quitter.

IA on the job : interrompre un dossier sans le garder en tête ? — SHR, Genève — Genève
IA on the job : interrompre un dossier sans le garder en tête ? — SHR, Genève — Genève

La conclusion trop rapide

On pourrait en déduire qu’une note de reprise autorise à traiter immédiatement chaque réponse de l’IA. Ces travaux ne montrent ni que les interruptions deviennent gratuites, ni qu’elles sont préférables à la continuité du travail. Ils invitent plutôt à distinguer la nécessité d’une interruption de la manière d’organiser une interruption déjà justifiée. (nos formations pour cadres et collaborateurs)

Ce que ces données ne permettent pas d’affirmer

Ces études ne portent pas sur les assistants génératifs actuels ni sur les métiers genevois. Leur application à l’examen d’une réponse de l’IA constitue une hypothèse de transfert, non un bénéfice directement démontré. Mesurer seulement le délai entre l’arrivée de la réponse et son ouverture manquerait d’ailleurs l’enjeu : une ouverture rapide ne prouve pas un examen attentif.

Une implication pratique, vérifiable à Genève

À Genève, un exercice du programme pourrait porter sur des dossiers fictifs de banque privée, d’organisation internationale, d’horlogerie de luxe ou de négoce de matières premières, sans exposer de données confidentielles. Lors d’interruptions prévues pour examiner une réponse de l’IA, comparer, sur des cas de difficulté comparable et dans un ordre alterné, une transition habituelle avec une transition précédée d’une note indiquant le point d’arrêt et la prochaine action. La mesure principale serait la proportion d’anomalies prédéfinies correctement repérées dans la réponse, selon une grille établie avant l’exercice. Consigner également le temps consacré à la note permettrait de discuter son coût, sans présenter ce test local comme une preuve générale. Pour aller plus loin : découvrez la formation IA on the job à Genève dans le canton de Genève, ou parcourez nos formations pour cadres et collaborateurs en Suisse.

En images : IA on the job à Genève

Formation IA on the job à Genève — en situation
Formation IA on the job à Genève — en situation
Formation IA on the job à Genève — atelier pratique
Formation IA on the job à Genève — atelier pratique
Formation IA on the job à Genève — sur le terrain
Formation IA on the job à Genève — sur le terrain