Assistants IA : un droit de correction favorise-t-il l’adoption ?

Assistants IA : un droit de correction favorise-t-il l’adoption ? — SHR, Zurich
Assistants IA : un droit de correction favorise-t-il l’adoption ? — SHR, Zurich

Dans le programme « Créer ses assistants et agents IA sans coder » de SHR — Swiss Human Resources, la conception concerne aussi la place donnée à l’utilisateur dans le résultat final. La question managériale est précise : permettre de modifier une proposition aide-t-il à maintenir l’usage d’un assistant après une erreur visible ?

Ce que la littérature établit

Berkeley Dietvorst, Joseph Simmons et Cade Massey (2015, Journal of Experimental Psychology: General) montrent, dans des expériences de prévision, que des participants peuvent délaisser un algorithme après l’avoir vu se tromper, même lorsqu’il reste plus performant que le prévisionniste humain. Observer ses erreurs dégrade davantage la confiance que l’observation d’erreurs humaines. La performance comparative ne suffit donc pas à expliquer le choix d’utiliser un outil.

La marge de correction comme mécanisme

Berkeley Dietvorst, Joseph Simmons et Cade Massey (2018, Management Science) montrent que permettre aux participants de modifier les prévisions d’un algorithme, même dans une mesure limitée, augmente leur disposition à l’utiliser. Leurs résultats suggèrent qu’une certaine prise sur le résultat peut compter davantage qu’une liberté totale de modification. Pour un assistant sans code, cela invite à distinguer une proposition modifiable d’un résultat simplement accepté ou rejeté.

Assistants IA : un droit de correction favorise-t-il l’adoption ? — SHR, Zurich — Zurich
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La conclusion trop rapide

On pourrait en déduire qu’il faut rendre toutes les sorties librement modifiables. Ces travaux ne démontrent pourtant ni que chaque correction humaine améliore le résultat, ni qu’une adoption accrue garantit une meilleure décision. Une marge de correction est une hypothèse de conception à tester, non une preuve de qualité. (nos formations pour cadres et collaborateurs)

Ce que les données ne permettent pas de transposer

Ces expériences portent sur des prévisions algorithmiques, pas sur des assistants génératifs intégrés aux processus d’une entreprise. Modifier une valeur prévue n’équivaut pas à réécrire une synthèse de dossier ou une réponse à un client. Dans les services financiers et l’assurance notamment, la possibilité technique de modifier un texte ne définit pas l’autorité nécessaire pour le valider.

Une implication pratique, vérifiable à Zurich

Dans une équipe zurichoise de services financiers, d’assurance, de tech ou d’un siège européen, un exercice du programme peut comparer deux interfaces du même assistant de préparation de notes internes, sur des dossiers fictifs ou anonymisés. Après présentation d’une même proposition comportant une erreur signalée, attribuer aléatoirement une interface permettant seulement d’accepter ou de rejeter, ou une interface permettant aussi de corriger. Mesurer ensuite le taux de réutilisation volontaire sur le dossier suivant, puis faire évaluer à l’aveugle la qualité des notes finales selon une grille commune. Un taux de réutilisation supérieur sans dégradation de qualité étayerait localement l’intérêt du droit de correction, sans établir sa valeur pour tous les métiers. Pour aller plus loin : découvrez la formation Créer ses assistants et agents IA sans coder à Zurich, ou parcourez nos formations pour cadres et collaborateurs en Suisse.

En images : Créer ses assistants et agents IA sans coder à Zurich

Formation Créer ses assistants et agents IA sans coder à Zurich — en situation
Formation Créer ses assistants et agents IA sans coder à Zurich — en situation
Formation Créer ses assistants et agents IA sans coder à Zurich — atelier pratique
Formation Créer ses assistants et agents IA sans coder à Zurich — atelier pratique
Formation Créer ses assistants et agents IA sans coder à Zurich — sur le terrain
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